Corsica Cristiana

Le Nationalisme Corse À La Sauce Macrone

4 Octobre 2021, 16:31pm

Le « nationalisme » corse à la sauce macrone
Au lendemain des élections territoriales les journaux titraient  « La Corse a voté nationaliste » . Il n’y a rien de plus faux .Les triomphateurs ont été la L.D.H. et les francs-maçons. Il convient d’abord de poser deux questions :  1 Qu’est-ce que la Corse actuelle ?  2 : qu’est-ce que son nationalisme ?
                

La Corse compte actuellement environ 350000 habitants, ainsi réparti : 40000 maghrébins recensés , 230000 allogènes de diverses nationalités  : Français , Portugais, Roumains , Allemands , Anglais , Russes , Italiens , 80000 Corses «  de souche » noyés dans la masse . Avec cela 600000 Corses de la diaspora (Nous comptons comme Corses tous ceux qui viennent régulièrement dans l’ île et s’y font enterrer ) . Chaque année nous avons 6 à 7000 arrivées , tandis que l’espace corse ne cesse de se rétrécir, comme une peau de chagrin, si bien qu’il n’y aura bientôt plus de Corses dans l’île, ce qui résoudra le problème par la suppression de l’énoncé , à la manière chinoise. On parle du  «  Grand remplacement ». En Corse il est déjà réalisé, ce qui permet d’en mesurer les conséquences.

 

Nous avons eu l’occasion, récemment, de revoir Ajaccio , où nous avons fait nos études secondaires. Amertume et tristesse.  Ajaccio était devenue une ville étrangère. Au marché plus personne ne parlait corse. Les paysannes, au langage si dru . qui venaient vendre leurs produits des villages environnants , semblaient s’être évanouies. Sur le cours Napoléon, pendant le «  cinq à sept » où la moitié de la ville regardait l’autre , toujours élégamment vêtue, les hommes sur le trottoir de droite , les femmes sur celui de gauche ( pas de mélange, comme à la messe ) errait un troupeau hétéroclite, en débraillé démocratique. On entendait tous les accents sauf l’âpre accent d’Ajaccio qui nous faisait parler de notre pays tout en parlant d’autre chose. Dans les cafés, dans les magasins, nous n’entendions plus ces éternelles phrases, répétées, ressassées jusqu’au gâtisme,qui opposaient Ajaccio à Bastia. Bastia, la ville antithétique, l’antiAjaccio, comme Ajaccio était l’anti Bastia, les deux cités s’opposant et se composant pour former la Corse, dans une harmonie des contraires. Il nous semblait donc que la disparition d’Ajaccio entraînait Bastia dans le néant, et toute la Corse avec .Nous nous .remémorions aussi l’appel du matin, au  Collège Fesch , notre étonnement en entendant prononcer notre nom à la française,   ce sentiment d’être transsubstantiés,  dépossédés de notre être. Je est un autre . Ajaccio est devenue une ville à quatre-vingt pour cent dénaturée. Le reste de la Corse suit. La République nous a pris notre langue, nos usages, notre âme. Elle a « plébéisé » un peuple aristocrate.


                          Que s’est-il passé ?

 

La République , depuis l’origine, avait férocement travaillé à détruire les anciennes provinces.  Nul n’ignore le rôle du sinistre abbé Grégoire. La Corse avait résisté. Elle était encore bien vivante au temps d’ Aleria.
, il y a un demi siècle. Dans sa lutte, elle avait créé un mouvement politique qui avait fini par s’imposer. La partie semblait gagnée. Survint le mauvais génie de la Corse, Gilles Simeoni, et ce fut l’effondrement soudain. Nous n’accablerons pas ce malheureux en lui prêtant des intentions malignes. Nous sommes même persuadé qu’il croyait bien faire. en son âme et conscience. Mais il fit oeuvre néfaste. Ce fut le Marine de la Corse, et pour les mêmes raisons. Il voulut se rendre acceptable. Il s’avisa que le plus sûr moyen de gagner une guerre n’était pas de potasser Sun Tzu ou Clausewits , ni d’avoir le génie de Napoléon . Il suffisait de passer à l’ennemi. Et de chanter victoire. Waterloo transformé en Austerlitz, il fallait le faire. Il le fit. Il fut aidé par la L.D.H. Qui manœuvra très intelligemment : pour la défense des droits des prisonniers, elle s’empressa d’offrir ses services pendant que la « droite » classique corse ne bougeait pas le petit doigt .Seulement la L.D.H. demanda une petite contrepartie. On devine le reste . Disons aussi qu’il fut puissamment aidé par sa camarilla universitaire ( Cette Université qui passe pour un foyer indépendantiste !  Encore une fable . Elle est tout simplement gauchiste, comme la plupart des Universités françaises . ) et qu’il nourrissait depuis longtemps des sympathies macroniennes ,que personne n’ignorait. Il fut ainsi poussé à accomplir « le meurtre du Père » tout comme la Marine française à laquelle il ressemble étrangement.


                   Les moyens de démolition

 

Ce fut d’abord le «  mémoricide » Tout le passé de la  Corse fut jeté par dessus bord. Plus question du légendaire Circinellu, qui , aprèsPonte Novu,poursuivit seul le combat , et que trouva mort dans une grotte ,un stylet dans une main et dans l’autre un crucifix appliqué sur ses  lèvres.. On ignora Agostino Giafferri, le  Charette de la Corse, fusillé à  Bastia en 1798 , qui marcha tranquillement au poteau, après avoir refusé qu’on lui bandât les yeux , et refusé la présence d’un prêtre jureur. On oublia même où se trouvait les restes de Maria Gentile , l’Antigone de la Corse .  Ce fut ensuite l’impudent travestissement de Pascal Paoli , le Père de la Patrie ,déguisé en « homme des Lumières ». Cette imposture devint vérité officielle au point qu’un grand journal français fit figurer Pas al Paoli, dans la galerie des « Grands hommes qui ont fait la France » entre Robespierre et Napoléon ! Voilà comment on écrit l’Histoire aurait dit Paul Veyne .
 

Le résultat de la mutation est un       « nationalisme » tel qu’on n’en a jamais vu, et qu’ on n’en verra jamais : un nationalisme antinational, arc -en - ciel , qui ouvrait portes et fenêtres à tous lés étrangers, auxquels on assurait se tqu’ils seraient «  chez eux chez eux chez nous »  Aujourd’hui c’est nous qui nous sentons chez eux .Quant à l’indépendance, il n’en est plus question. Quel sens aurait -elle dans le métissage général ? On se borne à quémander plus de pouvoirs locaux.qui aiguisent les appétits locaux .qui trouvent leur compte à la domestication du pays. Ils seront peut-être octroyés, sous l’œil sourcilleux du Préfet, contre la promesse formelle d’une parfaite soumission. Et chacun sera content .Le sort de la Corse paraît donc scellé .


                       L’avenir, malgré tout.

 

Il est dans la colère des électeurs floués. Ils attendaient un tout autre discours. «  La Corse est un pays vaincu par les armes et occupé par une puissance étrangère, administré par un gauleiter. Leur réaction peut être violente.. Quant à Corsica Cristiana ,elle ajoute d’autres arguments qu’elle propose y tous les Corses .Nous ne sommes pas contre la France en tant que telle. Nous sommes contre la République française, ses fondements idéologiques et son fonctionnement actuel .Gênes nous opprimait, la République française nous supprime. La Grande Patrie tue la Petite Patrie. Elle est devenue une idole sanguinaire avide de sang. Du  Bellay pouvait chanter la douceur angevine et parallèlement exalter la « France .mère des arts, des armes et des lois » . Il n’est plus possible aujourd’hui d’être citoyen français de nationalité corse .Il faut être français -français.  Nous  n’avons donc pas le choix : ou nous résigner à disparaître, ou lutter pour survivre. Saint Louis serait avec nous . L’Histoire nous apprend comment il abandonna à l’Angleterre de vastes domaines parce qu’il n’était pas absolument certain de ses droits sur eux.Est-il imaginable qu’il ait volé le royaume de Corse au Saint-Siège. qui en était le souverain légitime après la donation de Pépin le Bref , confirmée par Charlemagne ? Quant à Jeanne d’Arc, elle qui ne voulait pas d’Anglais en France, aurait -elle voulu des Français en Corse ? Nous avons pour nous la Justice.   Cependant nous n’appelons pas à la lutte armée :  bien que  cent fois plus légitime que la révolte contre Gênes, elle n’aurait d’autre effet que de faire goûter à nos combattants les délices des geôles républicaines.  Nous nous préparons donc et appelons à la formation d’une jeunesse ascétique et guerrière. Notre heure viendra, peut-être plus tôt qu’on  ne pense.

Nous admirons ceux qui en France osent résister aux puissances de la mort, sacrifiant leurs biens , leur liberté, peut-être bientôt leur vie . Ce sont les héros et les saints des temps modernes. Mais  nous pensons que u France est trop gangrenée pour qu’ils puissent la tirer de sa léthargie. La Corse, telle qu’elle est , a encore une chance, et peut se réveiller.
                 

Nous voyons tous où va le monde post moderne. D’origine luciférienne, il nous prépare une société métallique et glacée. Déjà la planification générale efface frontières et identités , déjà les antiques  Chimères deviennent réalités dans les laboratoires,Déjà se profile l’ Homme Nouveau, qui sera à l’homme actuel ce que ce dernier est au singe. Nous ne pouvons que nous insurger. Il y va du salut de notre âme et de la survie de notre peuple. Nous savons que seul le christianisme peut vaincre les puissances des ténèbres.  Sursum Corda.

 

 

Antoine Luciani

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