Corsica Cristiana

Hitler

27 Novembre 2020, 19:09pm

Hitler, au service de la Tradition catholique ?

On pourrait se poser la question. Les Rabbins disent qu’il fut l’instrument de Yaweh pour punis Israël de ses infidélités. De même des prêtres ont jadis affirmer qu’il fut le fléau de Dieu pour punir la France de n’avoir pas tenu les promesses de son baptême. Cette explication a passé de mode, mais Hitler sert de nos jours, (qui l’eùt cru) à justifier la réalité de l’Enfer. Et c’est ainsi que du mal peut naître un bien.

Comment cela est-il possible ? L’Enfer répugne aujourd’hui à l’église moderne. Comment peut-on imaginer que de malheureux pécheurs, même criminels, puissent subir un châtiment éternel ?

Les tribunaux humains leur trouvent toujours des excuses ; à plus forte raison le Dieu de miséricorde ne peut-il que pardonner. Judas lui-même, jusqu’ici le traître par excellence, trouve des défenseurs. On découvre à sa conduite des mobiles qui ne sont pas infamants. Et le «  Ouai » de Jésus ne signifie pas « malheur à lui ! » mais «  pauvre de lui ! » On va donc vers l’apocatastase : Satan lui-même n’est qu’un pauvre diable, qui obtient le Pardon du Bon Dieu. L’Enfer n’existe pas !

Certes il y a un ennui, et de taille : L’Evangile affirme, lui, que l’enfer existe, et qu’il ne fait pas bon y être pour l’éternité. Qu’à cela ne tienne ! Nos théologiens ont trouvé une astuce admirable : l’enfer existe, mais il n’y a personne ! Pourtant, sur ce spectacle idyllique se projette une flaque sombre : Hitler. Que faire de lui ? Où peut-on le mettre sinon, à la place de Satan, en enfer ? Il y a donc quelqu’un en enfer, et peut-être n’est il pas seul. Impossible d’échapper à cette conclusion. Et voilà comment un monstre peut servir le dogme catholique.  Il n’aurait jamais pensé à cette fonction post-mortem bien sûr ; mais, une fois mort, on est à la merci des vivants. «Les morts, les pauvres morts, ont de grandes douleurs » Mais voilà que nous nous apitoyons sur Hitler. Horreur !

 

 

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