Corsica Cristiana

Traduction en langue corse d'un fragment de poème de Victor Hugo

6 Juillet 2019, 19:52pm

FRAGMENT TIRÉ DE « L’AIGLE DU CASQUE » DE V.HUGO, QUE NOUS PROPOSONS À NOS LECTEURS DE TRADUIRE EN CORSE

 

 

Le bois, calme et désert sous le bleu firmament

Remuait mollement ses branchages superbes ;

Les nids chantaient, les eaux murmuraient dans les herbes ;

On voyait tout briller, tout aimer, tout fleurir.

Grâce ! criait l’enfant, je ne veux pas mourir !

Tiphaine accourt. Et, riant de fureur, haletant, Il tua l’orphelin et dit : « je suis content » !

Ainsi rit dans son antre infâme la tarasque.

Alors l’aigle d’airain qu’il avait sur son casque,

Et qui, calme, immobile et sombre, l’observait,

Cria : « cieux étoilés, montagnes que revêt

L’innocente blancheur des neiges vénérables,

Ô fleuves, ô forêts, cèdres, sapins, érables,

Je vous prends à témoin que cet homme est méchant !

Et cela dit, ainsi qu’un piocheur fouille un champ,

Comme avec sa cognée un pâtre brise un chêne,

Il se mit à frapper à coups de bec Tiphaine ;

Il lui creva les yeux ; il lui broya les dents ;

Il lui pétrit le crâne en ses ongles ardents

Sous l’armet d’où le sang coulait comme d’un cible,

Le jeta mort à terre et s’envola, terrible.

 

(C’est la poésie qu’aimait à citer  - paraît-il, mais nous n’en sommes pas sûr- notre nationale BB devant l’assassinat d’un jeune phoque).  Tiphaine= R haine, nos lecteurs l’auront deviné.)

 

CYRUS

FRAGMENT TIRÉ DE « L’AIGLE DU CASQUE » DE V.HUGO, QUE NOUS PROPOSONS À NOS LECTEURS DE TRADUIRE EN CORSE

 

 

Le bois, calme et désert sous le bleu firmament

Remuait mollement ses branchages superbes ;

Les nids chantaient, les eaux murmuraient dans les herbes ;

On voyait tout briller, tout aimer, tout fleurir.

Grâce ! criait l’enfant, je ne veux pas mourir !

Tiphaine accourt. Et, riant de fureur, haletant, Il tua l’orphelin et dit : « je suis content » !

Ainsi rit dans son antre infâme la tarasque.

Alors l’aigle d’airain qu’il avait sur son casque,

Et qui, calme, immobile et sombre, l’observait,

Cria : « cieux étoilés, montagnes que revêt

L’innocente blancheur des neiges vénérables,

Ô fleuves, ô forêts, cèdres, sapins, érables,

Je vous prends à témoin que cet homme est méchant !

Et cela dit, ainsi qu’un piocheur fouille un champ,

Comme avec sa cognée un pâtre brise un chêne,

Il se mit à frapper à coups de bec Tiphaine ;

Il lui creva les yeux ; il lui broya les dents ;

Il lui pétrit le crâne en ses ongles ardents

Sous l’armet d’où le sang coulait comme d’un cible,

Le jeta mort à terre et s’envola, terrible.

 

(C’est la poésie qu’aimait à citer  - paraît-il, mais nous n’en sommes pas sûr- notre nationale BB devant l’assassinat d’un jeune phoque).  Tiphaine= R haine, nos lecteurs l’auront deviné.)

 

CYRUS

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