Corsica Cristiana

La maquerelle et les maquereaux.

18 Janvier 2019, 20:25pm

Publié par Antoine Luciani

Elle, nous ne la nommerons pas. Eux, ce sont les Corsicos. S’il faut en croire Corse-Matin, le couvent d’Erbalunga est en passe d’être vendu à un multimillionnaire d’origine cortenaise, établi en Suisse, qui garde l’anonymat (on travaille mieux dans l’ombre) ; il veut en faire un hôtel de grand luxe. Les magnifiques Zélus, de tous bords (dels), dit-on, se réjouissent, ainsi que les gens d’alentour : le commerce ira bon train. Ainsi, cette création de Mgr Casanelli d’Istria, destinée à la prière et à la contemplation, sera transmuée en fric. Ce n’est plus l’eau changée en vin des Noces de Cana, c’est l’oraison changée en or de la bringue de Canaglia. Il est pourtant écrit dans les Evangiles : « Alors, après avoir fait un fouet avec des cordes, il (Jésus) chassa hors du Temple tous ces hommes avec leurs moutons et leurs bovins, et il répandit les pièces de monnaie des changeurs, et renversa leurs tables… Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce » Jean, 2, 15-16. Matthieu, Marc et Luc disent « une caverne de voleurs ».
Apparemment, la Maquerelle n’a pas le temps de lire les Evangiles : elle fait ses comptes. Simon est mort, mais la simonie est bien vivante. Et Judas s’indigne toujours des parfums de grand prix que Marie répand sur les pieds de Jésus : Il a raison, le bougre ! Il aurait mieux valu les vendre pour en donner le prix non « aux pauvres » comme on le lit dans de mauvaises traductions, mais à « des pauvres », à certains pauvres… Suivez mon regard…
Grand bien leur fasse ! à Dame Maquerelle d’abord ; Qu’elle vende tous ses bijoux : elle en tirera sans doute un grand prix ; et, quand elle n’en aura plus, qu’elle se vende elle-même, si elle trouve un acquéreur ! Quant aux Corsicos, ils s’étaient fait depuis longtemps une réputation de champions toutes catégories en maquerellage. La voilà confirmée.
Mais qu’ils ne se réjouissent pas trop tôt : ils sont en train de crever ; ils s’ébattent, se débattent et se combattent dans leur cague. Mais ils dégagent déjà une odeur pestilentielle, et ils partageront le sort du pays qui les a vus naître. Brigitte Bardot a sauvé les petits phoques, mais elle ne pourra rien pour eux : leur puanteur la tient à l’écart.
Voilà ce qui est, et voilà ce que l’on peut raisonnablement prévoir. A moins que…

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